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Il en coûtera 695 millions de dollars par an pour produire de l’énergie éolienne dont le Québec n’a pas besoin

Montréal, le lundi 17 juin 2013 – Invoquant d’« évidentes considérations économiques», soit une économie annuelle de 24 millions de dollars, le gouvernement du Québec a annulé en février dernier six projets de petites centrales hydroélectriques. En avril, il annonçait pourtant de nouveaux contrats d’approvisionnement en énergie éolienne, alors que cette filière est déjà assurée de recevoir une subvention implicite de 695 millions de dollars par an jusqu’en 2020. Pour Youri Chassin, économiste à l’IEDM et auteur de la Note économique dévoilée aujourd’hui, nous avons un urgent besoin de décisions rationnelles basées sur les besoins, et non axées sur un soutien artificiel de filières énergétiques.

« Les Québécois paient littéralement des centaines de millions de dollars par année pour produire de l’électricité éolienne dont ils n’ont pas besoin. Cette énergie est 2,5 fois plus chère que l’hydroélectricité. Même si les nouveaux projets ne constituent qu’une faible proportion de l’électricité produite ici, Hydro-Québec a indiqué que la plus récente hausse tarifaire leur était attribuable en presque totalité », explique M. Chassin.

En plus du prix d’achat pour chaque filière énergétique, l’auteur a inclus d’autres frais engagés par Hydro-Québec relativement au transport, à la distribution et à l’intégration, ainsi qu’aux pertes sur le réseau. En tenant compte de ces paramètres, il estime que l’énergie éolienne est la plus coûteuse à 14,14 ₵ du kWh, comparativement à la biomasse (13,40 ₵) et à l’électricité provenant des petites centrales hydroélectriques (11,53 ₵). L’hydroélectricité provenant du bloc patrimonial coûte quant à elle 5,55 ₵ du kWh.

Le bloc patrimonial

En tant que société d’État, Hydro-Québec est tenue de mettre à la disposition des Québécois un bloc d’énergie dite « patrimoniale », afin que tous puissent bénéficier de tarifs d’électricité très bas. Toutefois, cet avantage historique est en train de s’étioler. En effet, à cause des nouveaux apports d’électricité produite à fort prix, issus majoritairement des éoliennes, les Québécois se privent d’une partie du bloc patrimonial.

Comme les Québécois doivent consommer l’énergie qui coûte très cher à produire, Hydro-Québec est en mesure d’exporter plus d’hydroélectricité, une énergie verte et renouvelable produite à faible coût, qui profite de plus en plus… aux Américains, conclut M. Chassin.

La Note économique intitulée Les coûts croissants de la production d’électricité au Québec est signée par Youri Chassin, économiste à l'IEDM. Cette publication est disponible sur notre site.

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L’Institut économique de Montréal est un organisme de recherche et d’éducation indépendant, non partisan et sans but lucratif. Par ses études et ses conférences, l’IEDM alimente les débats sur les politiques publiques au Québec et au Canada en proposant des réformes créatrices de richesse et fondées sur des mécanismes de marché.

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Demandes d’entrevues : Ariane Gauthier, coordonnatrice des communications, Institut économique de Montréal / Tél. : 514 273-0969 p. 2231 / Cell. : 514 603-8746 / Courriel : agauthier@iedm.org


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