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16 avril 2013avril 16, 2013

La réalité énergétique du Québec

Note économique dressant un portrait de la production et de la consommation d’énergie au Québec

La réalité énergétique du Québec

Les questions énergétiques font actuellement l'objet d'une attention quasi quotidienne dans les médias québécois. Qui plus est, le gouvernement du Québec compte adopter bientôt une nouvelle loi sur les hydrocarbures et, l'an prochain, une nouvelle politique énergétique. Or, pour discuter de façon pertinente de tous ces sujets, il est utile d'avoir un portrait global de la réalité énergétique du Québec. Cette Note économique propose donc un survol général de la consommation et de la production énergétiques québécoises. Elle souligne aussi certains des défis énergétiques auxquels sera confronté le Québec dans les années à venir.

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Communiqué de presse ::
Jour de la Terre : la majorité de l’énergie consommée au Québec provient des hydrocarbures

Cette Note économique a été préparée par Youri Chassin, économiste à l’IEDM et titulaire d’une maîtrise en sciences économiques de l’Université de Montréal.

Les questions énergétiques font actuellement l’objet d’une attention quasi quotidienne dans les médias québécois. Des articles traitent de la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2, des projets de petits barrages, de la production d’énergie éolienne, d’exploitation du pétrole en Gaspésie, du potentiel des gaz de schiste, etc. Qui plus est, le gouvernement du Québec compte adopter bientôt une nouvelle loi sur les hydrocarbures et, l’an prochain, une nouvelle politique énergétique. Or, pour discuter de façon pertinente de tous ces sujets, il est utile d’avoir un portrait global de la réalité énergétique du Québec. Cette Note économique propose donc un survol général de la consommation et de la production énergétiques québécoises. Elle souligne aussi certains des défis énergétiques auxquels sera confronté le Québec dans les années à venir.

La production énergétique québécoise

Le sujet de l’énergie est d’autant plus pertinent que le Québec se distingue en matière de production d’énergie. Sur le plan mondial, le Québec est le quatrième producteur d’hydroélectricité au monde après la Chine, le Brésil et les États-Unis. À elle seule, cette énergie renouvelable est la source de 96 % de toute la production d’électricité québécoise[1].

Après l’hydroélectricité, l’énergie nucléaire était en 2010 la seconde source d’électricité en importance, ne comptant toutefois que pour 2 % de la production. Depuis, le gouvernement a pris la décision de fermer la seule centrale nucléaire du Québec, ce qui fut fait le 28 décembre 2012[2]. Sachant que l’électricité québécoise était produite à 97,3 % à partir d’énergies renouvelables en 2010, il se pourrait bien que cette proportion dépasse maintenant 99 %. Seule l’Islande nous devance sur ce plan[3].

Les autres méthodes de production d’électricité sont toutes marginales. L’industrie éolienne ne produit que 0,8 % de l’électricité québécoise tout comme la biomasse. La production d’électricité se fait aussi à 0,7 % à partir de produits pétroliers et de gaz naturel.

L’exploitation hydroélectrique des cours d’eau est surtout réalisée par Hydro-Québec. Les autres producteurs, dont quelques municipalités et des sociétés privées, jouent néanmoins un rôle significatif en produisant 16 % des kilowattheures québécois. Par exemple, Hydro-Sherbrooke compte neufs centrales hydroélectriques et 81 500 clients[4]. Enfin, le Québec s’approvisionne aussi auprès de Terre-Neuve-et-Labrador grâce à un accord sur la production des Chutes Churchill[5].

La géographie québécoise offre un terrain propice à la production d’hydroélectricité à faibles coûts. Par contre, le coût de l’électricité produite à partir d’éoliennes, de la biomasse ou de nouveaux barrages est beaucoup plus élevé. Par exemple, Hydro-Québec s’approvisionne auprès des parcs éoliens en achetant leur production à 9,30 ¢ par kilowattheure produit, en moyenne, alors qu’il ne vend chaque kilowattheure que 5,76 ¢[6]. Ces nouveaux approvisionnements déficitaires en électricité s’effectuent malgré qu’Hydro-Québec se trouve présentement en situation de surplus d’énergie, ce qui laisse présager des controverses sur le maintien ou l’abandon des projets prévus ou anticipés[7].

L’abondance de forêts au Québec permet aussi de produire du bois de chauffage pour les maisons. L’industrie forestière se sert de ses résidus pour produire de l’énergie, notamment de la chaleur. On identifie alors ces produits sous le nom de biomasse puisqu’il s’agit de combustibles. Cette source d’énergie est transformée dans une petite proportion en électricité[8].

La production énergétique québécoise se limite essentiellement à l’électricité et à la biomasse. Les énergies fossiles sont absentes de la production et sont donc importées. Le pétrole brut est même le premier produit d’importation du Québec à 13,7 milliards de dollars en 2012. Les importations de gaz naturel s’élèvent quant à elles à 80,8 millions de dollars seulement[9].

Le pétrole importé provient principalement d’Algérie (28,1 %), du Royaume-Uni (16,1 %) et des provinces Atlantiques (11,9 %). Jusqu’au début des années 1990, l’Alberta livrait une partie du pétrole utilisé ici. Depuis, il n’y a plus de livraison de cette province qui produit les trois quarts du pétrole canadien[10]. Avec l’éventuel renversement de l’oléoduc entre Sarnia et Montréal, l’Alberta pourrait bien redevenir un fournisseur du Québec.

Le pétrole brut doit être raffiné pour répondre aux besoins énergétiques ainsi qu’aux industries qui utilisent des dérivés du pétrole comme intrants pour produire des médicaments, des tissus, des cosmétiques, des plastiques, etc. Les deux raffineries québécoises représentent 20 % de la capacité canadienne. L’une est située dans l’est de Montréal (Suncor) et l’autre à Lévis (Ultramar)[11]. La capacité de raffinage combinée des deux raffineries est supérieure à la consommation québécoise, ce qui permet d’exporter une certaine quantité de produits pétroliers raffinés vers d’autres pays ou d’autres provinces canadiennes. Le solde commercial du Québec à cet égard est clairement déficitaire à l’international, mais il est positif sur le plan interprovincial[12].

L’éthanol occupe très peu de place au Québec, malgré une subvention sous forme de crédits d’impôt remboursables[13].

La consommation énergétique québécoise

Les Québécois se distinguent aussi en tant que grands consommateurs d’électricité au niveau mondial, encore une fois au deuxième rang après les Islandais. En moyenne, ils consomment 48 % plus d’électricité que les Canadiens en général et 90 % de plus que les Étatsuniens[14]. Pour un ménage québécois moyen, l’énergie représente 7 % du budget familial, et l’ensemble des ménages dépensent près de 14 milliards de dollars en énergie[15].

L’électricité constitue la forme d’énergie la plus consommée au Québec (40 %), suivie de près du pétrole (39 %) et du gaz naturel (13 %) (voir Figure 1 sur iedm.org). À titre de comparaison, le Canada dans son ensemble consomme d’abord des produits pétroliers (41 %) et du gaz naturel (31 %) bien avant l’électricité (24 %)[16]. Fait à noter, la biomasse compte tout de même pour 7 % de la consommation d’énergie.

La moitié de la consommation d’électricité alimente le secteur industriel. Ce dernier réduit toutefois ses besoins depuis quelques années, sa consommation ayant même chutée de 19 % entre 2006 et 2009. Les industries consomment aussi la moitié du gaz naturel utilisé au Québec[17].

Le secteur résidentiel compte davantage sur l’électricité, dont il consomme 31 % des kilowattheures. Le chauffage est alimenté par l’électricité dans environ les trois quarts des demeures québécoises. Le secteur commercial consomme plus du tiers du gaz naturel ainsi qu’une part appréciable de l’électricité, soit près de 20 %.

Enfin, le secteur des transports consomme peu d’électricité et de gaz naturel, mais il est le principal consommateur de produits pétroliers, à 68 %, loin devant les secteurs commercial (14 %), industriel (12 %) et résidentiel (5 %)[18]. Les industries et les résidences ont d’ailleurs réduit leur consommation de produits pétroliers du tiers en trois ans. Répondant d’abord aux besoins d’énergie dans le transport, les trois quarts des produits pétroliers utilisés à des fins énergétiques sont de l’essence et du carburant diesel, alors que la part du mazout, utilisé davantage pour le chauffage ou la production d’électricité, reste en-deçà de 16 %. Parmi les différents modes de transport, le transport routier représente à lui seul 86 % de la consommation, suivi de loin du transport aérien et du transport maritime[19].

Le fait que les Québécois apparaissent comme de grands consommateurs d’énergie s’explique en bonne partie par les alumineries québécoises. Le secteur de la fonte et affinage, où l’on retrouve les alumineries, représente à lui seul près de la moitié de la consommation d’électricité du secteur industriel. Le Québec améliore tout de même son efficience dans l’utilisation d’énergie, c’est-à-dire que moins d’énergie est nécessaire pour produire un même bien ou un même service. Ce qu’on désigne comme l’intensité énergétique (énergie consommée pour produire 1000 $ de PIB) a diminué de 26 % entre 1984 et 2009[20].

Dans l’ensemble, les Québécois consomment moins d’énergies fossiles que les autres Canadiens, c’est-à-dire le pétrole, le gaz naturel et le charbon qui représentent ensemble un peu plus de la moitié du total contre les trois quarts au Canada. Les énergies fossiles n’en demeurent pas moins une part prépondérante des besoins actuels.

Cela demeurera aussi vrai pour le futur prévisible. La tendance québécoise à long terme de consommation d’énergie montre en effet que la consommation de pétrole a augmenté de 8 % de 1984 à 2009, et la consommation de gaz naturel de 27 %. Depuis quelques années, cette croissance tend à s’inverser pour le pétrole (-4,2 % depuis 2005) alors que la consommation de gaz naturel reste stable. Par contre, il ne s’agit pas d’une migration vers d’autres formes d’énergie puisque la consommation d’énergie totale recule plus rapidement encore pour la même période (-5,6 %) et l’électricité recule même davantage (-6,5 %). Autrement dit, malgré ce recul récent de leur consommation, la part du pétrole et du gaz naturel dans les besoins énergétiques du Québec tend à s’accroître.

Prospectives énergétiques

La production hydroélectrique, qui occupe une position si centrale dans le profil énergétique québécois, a peut-être atteint un plateau dans son développement. De nouveaux projets sont proposés, mais certains ne sont pas jugés rentables[21]. Il en va de même pour l’éolien où les coûts de production d’électricité sont encore plus élevés et doivent être fortement subventionnés[22]. Toutes ces polémiques s’inscrivent dans un contexte de surplus d’électricité.

Dans le contexte de l’élaboration d’une nouvelle politique énergétique, il serait souhaitable que les coûts relatifs à chaque forme d’énergie soient pris en compte, y compris les subventions accordées. De cette manière, si l’on veut favoriser les énergies renouvelables pour des raisons environnementales, le coût de ces choix devient apparent. Les citoyens et consommateurs doivent en être conscients puisqu’ils sont aussi les contribuables finançant ces mesures de soutien.

Du côté des énergies fossiles, il est probable que la recherche de solutions de remplacement continue. Comme n’importe quelle technologie, les énergies fossiles sont susceptibles d’être éventuellement remplacées par des solutions plus adéquates parce que plus économiques et moins polluantes. Cependant, du moteur-roue d’Hydro-Québec en passant par les propositions « d’indépendance énergétique », les promesses en la matière n’ont pas porté fruit jusqu’ici.

Par ailleurs, des percées technologiques se font aussi dans le domaine pétrolier et gazier. Elles permettent constamment l’accès à de nouvelles réserves et atténuent les impacts environnementaux de l’exploitation du pétrole et du gaz naturel pour la rendre acceptable aux communautés[23]. Dans un avenir prévisible, le scénario le plus crédible est que la consommation d’énergies fossiles et particulièrement de pétrole demeurera soutenue au Québec.

Il en va de même ailleurs, notamment aux États-Unis qui vivent une nouvelle abondance de pétrole. En seulement 15 mois, la production de pétrole brut a cru de plus de 25 %, faisant de 2012 une année record pour l’augmentation la plus rapide depuis 1951 avec des perspectives positives pour 2013[24]. L’Agence internationale de l’énergie prévoit qu’en 2035, le pétrole sera toujours la plus importante source d’énergie primaire dans le monde[25].

Si le pétrole continue d’être utilisé, le Québec devrait-il en produire? Même si des politiques draconiennes faisaient en sorte de réduire la consommation de pétrole au Québec, une production québécoise d’hydrocarbures pourrait trouver preneur à l’étranger et contribuerait à la vigueur de l’économie. Le potentiel pétrolier du Québec demeure à confirmer, mais les données disponibles actuellement suggèrent un potentiel de 46 milliards de barils, principalement dans le gisement de l’île d’Anticosti[26]. Cela signifie que la proportion récupérable de ce potentiel équivaut à 60 à 120 fois la consommation annuelle de tous les Québécois présentement[27].

La même question se pose aussi pour le gaz naturel. La loi sur les hydrocarbures ainsi que la politique énergétique, promises par le gouvernement, devraient éventuellement y apporter des réponses. Ce qui est certain, c’est que les débats sur l’avenir énergétique du Québec ne sont pas près de diminuer d’intensité dans les prochaines années.

Notes

[1] Ministère des Ressources naturelles du Québec, Production d’électricité, https://www.mrnf.gouv.qc.ca/energie/statistiques/statistiques-production-electricite.jsp.
[2] Hydro-Québec, La centrale nucléaire de Gentilly-2 : Introduction, http://www.hydroquebec.com/production/centrale-nucleaire/index.html.
[3] Ministère des Ressources naturelles du Québec, op. cit., note 1.
[4] Hydro-Sherbrooke, Rapport annuel 2011, p. 6 et 11.
[5] Ministère des Ressources naturelles du Québec, Production d’électricité disponible par type de producteurs (1990-2010), données disponibles en ligne à https://www.mrnf.gouv.qc.ca/energie/statistiques/statistiques-production-electricite.jsp.
[6] En date du 13 mars 2013, les éoliennes en fonction représentent 1762,2 MW de puissance installée, dont 57 % issue du premier appel d’offres où le coût moyen d’achat pour Hydro-Québec était fixé à 8,3 ¢/kWh et 43 % du deuxième appel d’offre, à 10,5 ¢/kWh. En pondérant les projets par les proportions des puissances installées respectives, le coût moyen de l’énergie éolienne est de 9,3 ¢/kWh. Ce coût continuera d’augmenter avec le développement de nouveaux projets pour finalement dépasser 10 ¢/kWh. Avec un calcul similaire, le coût moyen d’un kWh produit à partir de biomasse s’élève même à 10,3 ¢.
[7] Voir Paul Journet, « Éolien : Québec remet en question les appels d’offres de 700 MW », La Presse, 1er mars 2013; Pierre Couture, « Les surplus d’Hydro-Québec vont coûter une fortune », Le Soleil, 15 janvier 2013.
[8] Ministère des Ressources naturelles, Biomasse, www.mrn.gouv.qc.ca/energie/innovation/innovation-biomasse.jsp.
[9] Banque de données des statistiques officielles sur le Québec (BDSO), Importations internationales annuelles par produit, Québec et Canada, http://www.bdso.gouv.qc.ca/pls/ken/p_afch_tabl_clie?p_no_client_cie=FR&p_param_id_raprt=1624.
[10] Statistique Canada, Tableau CANSIM no 126-0001, Approvisionnement et utilisation du pétrole brut et équivalent.
[11] Ministère des Ressources naturelles du Québec, La capacité de raffinage au Québec et au Canada, 1984-2010, données disponibles en ligne à http://www.mrn.gouv.qc.ca/energie/statistiques/statistiques-production-petrole.jsp.
[12] Ministère des Ressources naturelles du Québec, Importation et exportation de pétrole et de produits pétroliers, http://www.mrn.gouv.qc.ca/energie/statistiques/statistiques-import-export-petrole.jsp.
[13] Ministère des finances du Québec, Dépenses fiscales 2012, p. B.200 à B.202. Depuis décembre 2010, un nouveau règlement fédéral exige que l’essence contienne 5 % d’éthanol. Toutefois, les données mesurant l’effet de cette réglementation sur la consommation d’éthanol n’ont pas encore été divulguées.
[14] Ministère des Ressources naturelles du Québec, Consommation d’électricité, https://www.mrnf.gouv.qc.ca/energie/statistiques/statistiques-consommation-electricite.jsp.
[15] Les deux données concernent l’année 2010. Ministère des Ressources naturelles du Québec, Dépense énergétique, http://mrn.gouv.qc.ca/energie/statistiques/statistiques-energie-importance-depense.jsp.
[16] Statistique Canada, Énergie, http://www.statcan.gc.ca/pub/11-402-x/2012000/chap/ener/ener-fra.htm.
[17] Les renseignements sur la consommation énergétique des secteurs proviennent du ministère des Ressources naturelles du Québec et sont des moyennes des données des cinq dernières années documentées (2005 à 2009). On évite ainsi de ne présenter que les données de 2009, une année de récession.
[18] Il s’agit ici uniquement de l’usage énergétique des produits pétroliers. Ministère des Ressources naturelles du Québec, Consommation de produits pétroliers énergétiques, http://www.mrn.gouv.qc.ca/energie/statistiques/statistiques-consommation-petroliers.jsp.
[19] Ministère des Ressources naturelles du Québec, Consommation d’énergie par secteur, http://www.mrn.gouv.qc.ca/energie/statistiques/statistiques-consommation-secteur.jsp.
[20] Ministère des Ressources naturelles du Québec, La consommation totale d’énergie et l’intensité énergétique, données disponibles en ligne à http://www.mrn.gouv.qc.ca/energie/statistiques/statistiques-consommation-energie.jsp.
[21] Pierre Couture, « Projets de centrales annulés : pas la fin des surplus pour Hydro », Le Soleil, 6 février 2013.
[22] Certains renversements de politiques concernant les énergies renouvelables sont d’ailleurs en cours dans des pays où les subventions en la matière sont particulièrement généreuses. C’est le cas notamment en Allemagne. Kate Connolly, « Germany to cut solar power subsidies », The Guardian, 2 mars 2012.
[23] Voir à titre d’exemple Pierre Desrochers et Hiroko Shimizu, Comment l’innovation rend les sables bitumineux de l’Alberta plus verts, Institut économique de Montréal, octobre 2012.
[24] Energy Information Administration, US Field Production of Crude Oil, données disponibles en ligne (variation d’une année à l’autre) à http://www.eia.gov/dnav/pet/hist/LeafHandler.ashx?n=pet&s=mcrfpus2&f=a; Tom Fawler, « U.S. Oil-Production Rise is Fastest Ever », Wall Street Journal, 18 janvier 2013.
[25] Agence internationale de l’énergie, World Energy Outlook 2012, Résumé, novembre 2012, p. 1. Cette projection tient compte de la mise en place probable de politiques publiques visant à réduire les émissions de gaz à effets de serre.
[26] Germain Belzile, Les avantages du développement de la production pétrolière au Québec, Institut économique de Montréal, avril 2012.
[27] Considérant des réserves potentielles évaluées à 46 milliards de barils, dont 5 % à 10 % seraient récupérables, il s’agit d’appliquer la règle d’équivalence de 7,6 barils par tep et de diviser le résultat par la consommation québécoise en 2009 pour établir la correspondance de 60 à 120 fois la consommation actuelle. Il ne s’agit pas de 60 à 120 années de consommation, puisque cette dernière pourrait changer dans l’avenir.


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