fbpx

Communiqués de presse

SAQ – Appui grandissant des Québécois à la privatisation du commerce de l’alcool

Montréal, 18 février 2006 – Un sondage Léger Marketing commandé par l’Institut économique de Montréal (IEDM) révèle qu’en moins de cinq mois – entre septembre 2005 et février 2006 – l’appui des Québécois à la privatisation du commerce de l’alcool a grimpé d’un tiers, passant de 30% à 41%.

«Le scandale de la fixation du prix des vins révélé par La Presse et tout le débat public qu’il a soulevé semble avoir eu un impact notable sur l’attitude des Québécois envers la SAQ», a commenté le directeur de la recherche de l’IEDM, Valentin Petkantchin.

Impacts sur les prix et le service

Les Québécois sont de plus en plus nombreux à penser qu’une privatisation du commerce de l’alcool s’accompagnerait d’une diminution des prix des boissons alcooliques. En comparaison avec septembre 2005, cette opinion est passée de 30% à 40% de la population. C’est chez les Québécois qui ont un revenu annuel supérieur à 80 000 $ (52%) et chez les gens qui ont une scolarité de niveau universitaire (50%) que cette opinion est la plus répandue.

La proportion des Québécois qui croient en l’amélioration de la qualité du service, s’il y avait privatisation, a aussi connu une hausse au cours des cinq derniers mois, passant de 26% à 32%. Cette opinion est plus courante chez les non-francophones (44%), chez ceux qui ont une scolarité universitaire (39%) et chez les gens âgés entre 35 et 44 ans (38%).

Ouverture à la concurrence?

Même si l’appui des Québécois au maintien du monopole de la SAQ est à la baisse, les résultats du sondage montrent un certain attachement des Québécois envers cette société d’État.

C’est pourquoi Valentin Petkantchin estime qu’une éventuelle libéralisation du commerce d’alcool pourrait d’abord passer par une ouverture de ce marché à une véritable concurrence. Ainsi, la SAQ demeurerait une société d’État mais le gouvernement permettrait à de nouveaux joueurs, et aux joueurs déjà présents comme les épiceries, d’offrir aux consommateurs québécois la totalité de la gamme des produits de la SAQ. Les Québécois pourraient ainsi comparer la performance des détaillants privés avec celle des succursales de la SAQ.

Méthodologie du sondage

Ce sondage a été réalisé du 8 au 12 février auprès de 1 004 Québécois et Québécoises. Les résultats ont été pondérés selon les régions, le sexe, l’âge et la langue parlée à la maison en fonction des statistiques du recensement de 2001. La marge d’erreur est de 3,1%, et ce, pour un intervalle de confiance de 95,0%. Les résultats de ce sondage ont été comparés à ceux qui ont été recueillis en septembre 2005 et les paramètres méthodologiques du sondage de septembre 2005 sont les mêmes que ceux de février 2006.

Les résultats détaillés du sondage sont disponibles en français et en anglais sur le site de l’Institut.

– 30 –

Pour entrevues veuillez contacter: Valentin Petkantchin, Directeur de la recherche, Institut économique de Montréal, Tél.: (514) 571-6400.

Back to top