Textes d'opinion

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juillet 7, 2011

7 juillet 2011

Guerre contre l’humanité?

Le Journal de Montréal, p. 27

Au cours des dernières décennies, les groupes environnementaux ont réussi à imposer une kyrielle de nouvelles normes et à nous convaincre de modifier nos comportements. On a changé nos ampoules, enfourché nos vélos, adopté le recyclage, le compostage, l’achat local, etc.

Malgré tout, les écologistes sont insatisfaits. Après le développement durable, ils demandent maintenant la « démographie durable ». Pour sauver la planète, il faut s’attaquer au plus important problème de notre époque: la surpopulation.

Prétendre que la Terre est incapable de subvenir aux besoins de ses habitants n’a rien d’original. Déjà en 1798, le pasteur anglican Thomas Malthus annonçait des famines imminentes et prônait le contrôle de la population, notamment en laissant mourir les pauvres.

Aujourd’hui, l’écologisme néo-malthusien est plus virulent que jamais. Bill Gates, Al Gore, Ted Turner, David Rockefeller Jr, Warren Buffet, George Soros, Michael Bloomberg et Oprah Winfrey, pour ne citer qu’eux, ont fait du contrôle démographique planétaire leur nouvelle obsession. L’ONU, plus diplomate, tente de faire accepter plus lentement, mais sûrement, le principe de la règlementation des naissances.

Pourtant, la communauté scientifique est sceptique quant au lien entre croissance démographique et détérioration de l’environnement.

Ainsi, un article publié dans la revue Environment and Urbanization montre que les endroits où la croissance démographique a été la plus rapide sont également ceux où la croissance des émissions de CO2 a été la plus lente, et vice versa. Entre 1980 et 2005 par exemple, l’Afrique Sub-Saharienne comptait pour 18,5% de la hausse de la population mondiale, et pour 2,4% de l’augmentation de CO2. Pourtant, c’est dans ces pays que nos bien-pensants souhaitent en priorité contrôler les naissances.

Pour justifier leur choix, ils invoquent également l’existence d’un lien entre la taille de la population et le développement. S’ils disaient vrai, Hong Kong, avec une densité de 6320 habitants/km2 aurait dû être terriblement pauvre, tandis que le Kenya, avec à peine 67 habitants/km2, aurait dû être riche. Or, la réalité est tout autre. Malgré tout, c’est au Kenya que Bill Gates finance un programme de contrôle démographique.

La question de la surpopulation mondiale étant loin de faire l’unanimité, en faire un dogme auquel on adhère aveuglément peut s’avérer dangereux. Parmi les grands de ce monde, certains sont déterminés à contrôler nos vies et le ventre des femmes. De ceux-là, on en trouve qui ont la capacité de convaincre et, surtout, le pouvoir d’influencer les politiques. Pour le moment, leur approche est « douce », mais que feront-ils s’ils n’obtiennent pas les effets escomptés? Militeront-ils pour l’adoption de politiques coercitives comme celles imposées en Chine depuis plusieurs décennies, ou pire encore?

Ted Turner a déclaré qu’il faut diminuer la population mondiale de 95%! Nombreux sont ceux qui abondent dans le même sens. Évidemment, aucun d’eux ne sacrifierait sa vie pour donner l’exemple!

L’histoire a montré qu’on peut convaincre l’être humain de commettre les pires abominations au nom d’une cause. Les artisans de l’hystérie écolo-démographique ont déclaré la guerre à l’espèce humaine. Qui sait de quoi ils pourront être capables?

Nathalie Elgrably-Lévy est économiste senior à l'Institut économique de Montréal.
* Cette chronique a aussi été publiée dans Le Journal de Québec.

L’IEDM dans les médias

Lettre à mes amis qui appuient le projet de loi 3
Texte d'opinion de Michel Kelly-Gagnon, président et directeur général de l'IEDM, publiée le 18 septembre dans La Presse.

Les finances publiques et la filière éolienne
Chronique de Youri Chassin, économiste et directeur de la recherche à l'IEDM, publiée le 15 septembre sur le blogue de l'IEDM du Journal de Montréal.

Des groupes écologistes prétendent que l'exploitation forestière compromet l'avenir de la forêt et nuit aux espèces animales qui l'habitent. Dans le cadre de notre programme de recherche sur la forêt québécoise, le vice-président de l'IEDM, Jasmin Guénette, est allé visiter une pourvoirie pour observer comment cohabitent les activités liées à la faune et les activités de coupe forestière.

Voir le court documentaire...

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