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L’IEDM dans les médias

Textes d'opinion

11 février 2010février 11, 2010

La stratégie de l’autruche

Le Journal de Montréal, p. 25

La stratégie de l’autruche

Un incident cocasse, mais également très révélateur, s’est produit le 27 janvier dernier lors du discours du président Obama sur l’État de l’Union. Alors qu’il invoquait sans sourciller «le poids écrasant de preuves scientifiques des changements climatiques», il déclencha dans la salle un rire spontané et généralisé qui l’obligea à se taire pendant plusieurs secondes, lesquelles lui parurent très certainement interminables. Manifestement, la religion verte est maintenant ouvertement contestée, et même l’aplomb du président des États-Unis ne parvient pas à restaurer le «prêt à penser» climatique!

Soulignons, par ailleurs, que la réaction du Congrès n’est pas marginale. Au contraire, elle symbolise l’incrédulité croissante des populations qui, à la lumière de la série de scandales qui éclaboussent la science du climat, se rendent compte chaque jour un peu plus qu’elles ont été bernées par les discours alarmistes des gourous de l’environnement sans scrupules.

Quels scandales, me direz-vous? Il est vrai que la plupart des médias québécois sont restés plutôt muets à la suite de la divulgation d’une kyrielle de faits troublants touchant les rapports du GIEC. Quant aux spécialistes des questions environnementales qui ont rapporté l’information, c’était essentiellement pour en minimiser l’importance, ou pour suggérer implicitement qu’il ne s’agit là que d’une vulgaire campagne de salissage complotée par des climatosceptiques malveillants.

Pourtant, depuis le Climategate, il ne s’écoule pas une semaine sans que des informations compromettantes ne viennent éroder la crédibilité du GIEC et de scientifiques qui y sont rattachés. En décembre, on découvre que:

(1) Ben Santer, un des rédacteurs du rapport de 1995 du GIEC, admet avoir supprimé des passages affirmant que l’homme n’est pas responsable des changements climatiques;
(2) le président du GIEC, Rajendra Pachauri, est accusé de conflit d’intérêts : il possède des intérêts financiers dans des organisations qui dépendent des conclusions du GIEC. Puis, en janvier, on apprend que:
(3) l’Antarctique ne montre aucun signe de réchauffement;
(4) la disparition des glaciers de l’Himalaya d’ici 2035 est une prédiction sans fondement scientifique dont l’unique objectif était de manipuler l’opinion publique et la classe politique;
(5) la réduction de la couverture de glace des Alpes et des Andes annoncée par le GIEC est une prophétie tirée d’un magazine consacré à l’alpinisme et d’entrevues menées avec des guides de montagne par un étudiant à la maîtrise en géographie;
(6) la réduction de 50% des récoltes africaines irriguées par l’eau de pluie n’est que pure invention;
(7) le GIEC cite des études soumises par des groupes de pression comme Greenpeace et le World Wildlife Fund, sans les avoir soumises au préalable à la procédure de révision par des pairs, alors que le GIEC se targue de suivre rigoureusement la démarche scientifique.

Bien que ces nouvelles fassent régulièrement les manchettes des journaux britanniques en particulier, mais aussi européens et australiens, le Québec passe en grande partie ces faits sous silence.

On peut cacher l’information à la population, on peut entretenir le mensonge et défendre un consensus fallacieux, mais les révélations des derniers mois ont sérieusement ébranlé l’édifice climato-catastrophique. Pour l’instant, ceux qui adoptent la stratégie de l’autruche permettent à la fraude de perdurer. Mais les fondations empiriques de la théorie du réchauffement climatique anthropogénique sont sérieusement endommagées et ce ne pourrait être qu’une question de temps avant que l’édifice ne s’écroule.

Ceux qui choisissent d’ignorer les événements récents et de se complaire dans l’hystérie climatique pourront bénéficier pendant quelque temps encore de l’indulgence de la population. Mais le jour viendra où, comme ce fut le cas pour Obama, ils feront rire d’eux!

Nathalie Elgrably-Lévy est économiste senior à l'Institut économique de Montréal.

* Cette chronique a aussi été publiée dans Le Journal de Québec.


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